Créer le site internet d’une marque de beauté : ce qu’il faut prévoir

Produits de soin et flacons de beauté photographiés dans une salle de bain à la lumière naturelle

Créer le site internet d’une marque de beauté : ce qu’il faut prévoir

Je peux acheter un produit de beauté parce que je l’aime, puis passer dix minutes à regarder son flacon, son carton ou la façon dont le nom est posé dessus. C’est plus fort que moi. Et forcément, quand je travaille sur le site internet d’une marque de beauté, je regarde tout ça avant même de parler de pages.

Le produit, le packaging, les photos, le ton et les campagnes existent déjà dans la tête du client avant qu’il clique sur « ajouter au panier ». Le site doit continuer cette impression, pas donner la sensation d’être passé sur une boutique sans lien avec le reste.

Dans la beauté, l’image de marque commence bien avant la fiche produit

J’aime beaucoup Aesop pour cette raison. Ce n’est pas une histoire de copier leurs couleurs ou leur minimalisme. Ce qui m’intéresse est que le packaging, les boutiques, les matières et le site appartiennent au même monde alors que tout n’est jamais exactement identique.

Victoria Beckham Beauty me plaît aussi pour cette façon de garder quelque chose de très mode dans le produit et dans l’image sans donner l’impression que la fonction passe au second plan. On comprend ce que l’on achète, mais la marque reste très présente.

Sur mon blog, je parle beaucoup des produits que j’utilise vraiment. Dans mon article sur les parfums Acne Studios par Frédéric Malle et Retrospect de Merit, je parle du parfum, bien sûr, mais aussi du flacon et de tout ce qui donne envie de garder un produit sur une étagère. Ce regard-là revient forcément quand je travaille pour une marque de beauté.

Dans un projet beauté, l’objectif est donc assez simple : qu’on reconnaisse la marque dès les premières secondes sans avoir besoin de mettre le logo partout.

La photographie fait une grande partie du travail

Une texture sur la peau, la lumière sur un flacon, une main, une salle de bain, un visage ou un détail de matière peuvent donner envie de regarder le produit de plus près.

Je préfère donc voir les photographies très tôt. Une campagne peut devenir un moment fort de la page, une texture peut servir de transition, une image produit très simple peut au contraire avoir besoin de beaucoup d’espace autour.

J’ai écrit plus largement sur ce sujet dans Pourquoi les photographies comptent autant que le design. Pour moi, on ne devrait vraiment pas penser les deux séparément.

Une fiche produit doit rassurer sans devenir une notice

Quand j’achète un produit, j’ai besoin de savoir à quoi il sert, comment l’utiliser, sa texture, pour quel besoin il est fait et ce qu’il contient. Mais je n’ai pas envie de me retrouver devant un mur de texte juste au moment où j’étais prête à acheter.

C’est là que la mise en page devient vraiment utile. Les informations peuvent arriver au bon moment, les images peuvent expliquer une partie du produit, les routines peuvent donner du contexte. Tout doit être clair sans perdre la personnalité de la marque.

Les routines sont plus utiles qu’une suite de fiches isolées

Quand plusieurs produits vont ensemble, j’aime que le site l’explique naturellement. Pas avec une avalanche de « vous aimerez aussi », mais avec de vraies associations : une routine du matin, un besoin précis, un geste, une texture à combiner avec une autre.

Ça aide à comprendre une gamme quand elle commence à grandir. Et commercialement, c’est évidemment intéressant aussi, sans donner l’impression que quelqu’un essaie de remplir le panier à tout prix.

Sur mobile, tout se joue encore plus vite

Une marque de beauté est très souvent découverte sur Instagram, TikTok, dans un article ou grâce à quelqu’un qui envoie un lien. Donc sur téléphone.

Sur ce petit écran, la marque doit rester reconnaissable. Les images gardent de la présence, les textes restent lisibles et le produit doit être simple à comprendre et à acheter.

J’en parle aussi dans mon article sur le webdesign éditorial : avoir une vraie direction visuelle n’oblige jamais à compliquer le parcours.

Et il faut pouvoir vous trouver ailleurs que sur Instagram

La beauté est un secteur où l’on cherche énormément avant d’acheter. Une texture, un type de peau, un ingrédient, une routine ou un problème précis peuvent tous devenir des portes d’entrée vers la marque.

Je pense donc les catégories, les fiches produits, les contenus, les titres et les liens internes avec le référencement dès le début. Pas pour remplir le site de mots-clés, mais pour que Google comprenne ce que vous vendez et que les bonnes personnes puissent vous trouver.

Mode et beauté font partie du même terrain chez Minuit d’Orsay

J’ai regroupé cette approche dans cet article sur le webdesign pour la mode et la beauté. On y parle de campagnes, de photographie, de packaging, d’e-commerce et de tout ce qui permet à une marque de rester reconnaissable du produit jusqu’au site.

Si votre projet est plus mode, vous pouvez lire mon article sur les sites de marques de mode. Et si vous êtes à Londres, voici comment je travaille entre Paris et Londres.

Mon regard sur les marques vient aussi de beaucoup plus loin

J’ai grandi dans un univers de tatouage, de dessin et de livres d’art. Mucha, l’Art nouveau, l’Art déco, les affiches et les polices de caractères ont construit mon œil bien avant que je commence à travailler sur des sites. Aujourd’hui encore, je regarde un packaging ou une page avec les mêmes questions : est-ce que la composition tient, est-ce que le texte fonctionne avec l’image, est-ce qu’on reconnaît la marque ?

Si cette partie vous intéresse, j’ai raconté tout le parcours derrière Minuit d’Orsay ici. Ça explique assez bien pourquoi je peux autant m’attarder sur une boîte de crème que sur une affiche ou une façade.

Pouvez-vous créer un site e-commerce pour une marque de beauté ?

Oui. Je peux concevoir la présentation des produits, les catégories, les routines, le panier et le mobile tout en gardant une direction visuelle claire.

Pouvez-vous travailler à partir de mon identité visuelle actuelle ?

Oui. Si l’identité existe déjà, je la prolonge sur le web en travaillant les images, les polices de caractères, la mise en page et le parcours.

Travaillez-vous avec des marques de beauté à Paris et à Londres ?

Oui. Minuit d’Orsay développe des projets à Paris, à Londres et à distance selon les besoins de la marque.

Vous avez une marque de beauté à lancer ou à repositionner ?

Envoyez-moi vos produits, quelques visuels, votre site s’il existe déjà et ce que vous aimeriez changer. Vous n’avez pas besoin d’avoir tout cadré avant de me contacter. On peut justement commencer par regarder ensemble ce qui existe déjà.

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