Webdesign mode et beauté : comment garder une marque cohérente du produit au site

Mules vertes photographiées sur une chaise en métal, inspiration visuelle pour un projet de webdesign mode et beauté.

Webdesign mode et beauté : comment garder une marque cohérente du produit au site

Il y a quelque chose que je trouve toujours dommage : une marque peut avoir de très belles campagnes, un packaging hyper travaillé et une vraie personnalité sur Instagram, puis arriver sur un site beaucoup plus neutre.

Dans la mode et la beauté, ça se voit vite parce que l’image fait partie du produit. On n’achète pas seulement une robe, un parfum ou un sérum. On regarde aussi la façon dont le produit est photographié, présenté, nommé et mis en scène.

C’est pour ça que le webdesign pour la mode et la beauté m’intéresse autant chez Minuit d’Orsay. Le site doit vendre, évidemment, mais il doit surtout continuer le travail déjà fait sur la marque au lieu de le mettre entre parenthèses.

Mes références viennent de marques qui tiennent leur image sur tous les supports

American Apparel m’a énormément marquée très jeune. J’aimais cette franchise visuelle, Helvetica partout, c’est-à-dire une police de caractères très simple et très utilisée dans le design graphique, les campagnes très directes et une identité que l’on reconnaissait immédiatement. J’en ai fait un article sur ce que la marque m’a appris sur Helvetica.

Acne Studios continue de me parler pour d’autres raisons : les campagnes changent, l’image peut être très différente d’une saison à l’autre, et pourtant la marque reste identifiable. Chez Aesop, ce qui me plaît est encore différent : le packaging, les boutiques, les matériaux et le site appartiennent au même monde sans donner l’impression d’avoir été copiés-collés.

Sur mon blog, j’ai aussi parlé des produits Acne Studios par Frédéric Malle. C’est typiquement le genre de produit que je regarde autant pour son flacon, sa photographie et la façon dont il est présenté que pour ce qu’il y a dedans. Forcément, ce regard revient ensuite dans mon travail.

Ce sont des références, pas des modèles à reproduire. Elles me rappellent surtout qu’une marque devient reconnaissable grâce à une suite de choix qui restent cohérents dans le temps.

Une campagne doit continuer à vivre sur le site

Si vous avez investi dans de bonnes images, elles doivent vraiment servir. Une campagne peut rester sur une page de collection, revenir sur la page d’accueil, devenir un lookbook ou être intégrée entre les produits.

Une image horizontale peut prendre tout l’écran. Un portrait peut arriver plus tard. Un détail de matière peut couper une page très simple. Une série peut presque se lire comme un éditorial. C’est ce rythme qui permet au site de rester lié à la campagne.

J’explique plus largement cette façon de travailler dans mon article sur le webdesign éditorial et dans celui consacré à la photographie et à l’identité visuelle.

La boutique ne doit pas effacer la marque

C’est surtout en e-commerce que le sujet devient concret. Il faut trouver une taille, une couleur, les informations de livraison et le panier sans chercher. Cette partie doit être évidente.

Mais clair ne veut pas dire générique. La taille des images, les détails produits, la typographie, la façon d’associer des looks ou de présenter une routine peuvent garder beaucoup de personnalité sans compliquer l’achat.

Pour la mode, j’ai développé ce sujet dans mon article sur les sites de marques de mode. Pour la beauté, je parle ici du produit, de la photographie, des routines et du mobile.

La typographie change énormément la perception

Je suis assez obsessionnelle avec la typographie, je l’avoue. Je peux passer beaucoup de temps sur une taille de titre ou sur l’interlignage, c’est-à-dire l’espace entre deux lignes de texte, parce que ces détails changent vraiment la manière dont une page se lit.

Fraser Muggeridge est une référence importante pour moi dans ce rapport au texte et à l’édition. Son travail me rappelle qu’une police de caractères peut avoir beaucoup de présence sans devenir décorative. J’en parle plus en détail dans mon article sur la typographie en webdesign.

Mon regard ne vient pas seulement du web

J’ai grandi dans le tatouage, avec des dessins, des livres d’art et des compositions autour de moi bien avant de parler de sites internet. Mucha et l’Art nouveau m’ont donné très tôt le goût du rapport entre texte, ligne et image. L’Art déco m’a attirée pour ses formes plus franches, ses affiches et ses typographies.

Je crois que c’est pour ça que je ne pense jamais un site comme une simple suite de pages. Je regarde comment une image tient, comment une police de caractères prend sa place, ce qu’il faut enlever et ce qui rend l’ensemble reconnaissable. J’ai raconté plus précisément ce parcours du tatouage au webdesign ici.

Et Londres dans tout ça ?

Londres nourrit beaucoup mon regard sur la mode, l’édition, les boutiques et les identités visuelles. Minuit d’Orsay y développe aujourd’hui des projets en parallèle de Paris.

Si votre marque est à Londres ou travaille entre Londres et Paris, vous pouvez lire comment je travaille entre les deux villes. Et pour voir la ville avec un angle plus personnel, j’ai aussi réuni mes adresses et mes habitudes à Londres sur mon blog.

Chez Minuit d’Orsay, le site part de ce que la marque a déjà

Quand une marque vient me voir, je regarde le produit, les campagnes, le packaging, les réseaux, la typographie et le positionnement avant de penser aux pages. Si tout existe déjà, je prolonge cette matière sur le web. Si certaines choses ont besoin d’être clarifiées, on peut reprendre la direction visuelle avant de construire le site.

Vous avez un projet de mode ou de beauté ?

Si vous préparez un lancement, une nouvelle collection, une refonte ou si vous sentez simplement que votre site ne suit plus ce que vous avez construit autour de la marque, vous pouvez m’écrire même si tout n’est pas encore parfaitement cadré.

Envoyez-moi votre site s’il existe, votre Instagram, quelques images, une campagne, un packaging ou simplement quelques lignes sur le projet. Je regarderai ce qui existe déjà, ce qu’il serait utile de garder et ce que l’on pourrait améliorer ensemble. Le premier échange sert justement à voir si ma façon de travailler correspond à ce dont vous avez besoin.

Travaillez-vous sur des sites e-commerce de mode et de beauté ?

Oui. Je conçois la présentation des collections ou des produits tout en gardant l’achat, le mobile et les informations essentielles très simples à utiliser.

Pouvez-vous aussi travailler la direction visuelle de la marque ?

Oui. Selon le projet, Minuit d’Orsay peut partir d’une identité existante ou reprendre plus largement la photographie, la typographie, les couleurs et les supports de marque avant de concevoir le site.

Travaillez-vous avec des marques à Paris et à Londres ?

Oui. Paris reste le point d’ancrage de Minuit d’Orsay et je développe également des projets à Londres et à distance.

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